Le policier semble avoir été mis en examen pour avoir, non pas enquêté sur le conseiller de Madame Royal, Bruno Rebelle, mais pour avoir révélé ce fichage.Thierry Tintoni, capitaine de police des Renseignements généraux (RG), soupçonné d'être le "corbeau", est poursuivi pour "violation du secret professionnel", selon une source judiciaire. Interrogé après l'annonce de cette mise en examen, M. Rebelle, le conseiller de Ségolène Royal pendant la campagne électorale, a estimé que M. Tintoni était un "bouc-émissaire facile", et il s'est étonné que l'autre instruction, qui vise à identifier "le donneur d'ordre" pour actualiser sa fiche, "n'avance pas aussi vite". En effet, toujours à la suite de sa plainte, une autre information judiciaire a été ouverte et confiée également à Mme Ganascia. Elle porte notamment sur le fichage informatique "sans formalités préalables" et sur la collecte d'informations "par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite" concernant une personne et "malgré l'opposition" de cette dernière. "Ma crainte est qu'on veuille noyer le poisson en s'arrêtant aux fuites dans la presse", a ajouté M. Rebelle. M. Tintoni avait été placé en garde à vue mercredi et son domicile, ainsi que son bureau, avaient été perquisitionnés le même jour par les enquêteurs de l'IGPN ("la police des polices"). Affecté à une section chargée de l'extrême gauche aux RG, M. Tintoni fut co-fondateur du syndicat Sud-Intérieur, qui a depuis rejoint le syndicat Unsa-Police. Une information judiciaire avait été ouverte en février à la suite de la plainte contre X de Bruno Rebelle, toujours conseiller de Mme Royal. M. Rebelle avait déposé cette plainte après avoir découvert dans la presse l'existence d'une fiche des RG le concernant, et qui a été "actualisée" après son entrée dans l'équipe de la candidate socialiste à la présidentielle. Avant que la juge Ganascia ne soit saisie, une première perquisition avait été menée aux Renseignements généraux le 31 janvier par les enquêteurs de l'IGPN, afin de dénicher l'éventuel dénonciateur anonyme qui aurait transmis au Canard Enchaîné la fiche RG en question. En pleine campagne, l'affaire avait déclenché une vive polémique. Les socialistes avaient réclamé le départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur, lui reprochant d'avoir demandé l'actualisation de la fiche des RG. Le candidat-ministre avait alors balayé ces accusations. Dans le dossier des RG, qu'il avait pu consulter à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), M. Rebelle dit avoir découvert une coupure de presse du 7 janvier faisant état de son entrée dans l'équipe de Mme Royal et une note du 22 janvier - la dernière en date - relatant son ralliement politique et son départ de l'association écologiste.
Interrogé après l'annonce de cette mise en examen, M. Rebelle, le conseiller de Ségolène Royal pendant la campagne électorale, a estimé que M. Tintoni était un "bouc-émissaire facile", et il s'est étonné que l'autre instruction, qui vise à identifier "le donneur d'ordre" pour actualiser sa fiche, "n'avance pas aussi vite". En effet, toujours à la suite de sa plainte, une autre information judiciaire a été ouverte et confiée également à Mme Ganascia. Elle porte notamment sur le fichage informatique "sans formalités préalables" et sur la collecte d'informations "par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite" concernant une personne et "malgré l'opposition" de cette dernière. "Ma crainte est qu'on veuille noyer le poisson en s'arrêtant aux fuites dans la presse", a ajouté M. Rebelle. M. Tintoni avait été placé en garde à vue mercredi et son domicile, ainsi que son bureau, avaient été perquisitionnés le même jour par les enquêteurs de l'IGPN ("la police des polices"). Affecté à une section chargée de l'extrême gauche aux RG, M. Tintoni fut co-fondateur du syndicat Sud-Intérieur, qui a depuis rejoint le syndicat Unsa-Police. Une information judiciaire avait été ouverte en février à la suite de la plainte contre X de Bruno Rebelle, toujours conseiller de Mme Royal. M. Rebelle avait déposé cette plainte après avoir découvert dans la presse l'existence d'une fiche des RG le concernant, et qui a été "actualisée" après son entrée dans l'équipe de la candidate socialiste à la présidentielle. Avant que la juge Ganascia ne soit saisie, une première perquisition avait été menée aux Renseignements généraux le 31 janvier par les enquêteurs de l'IGPN, afin de dénicher l'éventuel dénonciateur anonyme qui aurait transmis au Canard Enchaîné la fiche RG en question. En pleine campagne, l'affaire avait déclenché une vive polémique. Les socialistes avaient réclamé le départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur, lui reprochant d'avoir demandé l'actualisation de la fiche des RG. Le candidat-ministre avait alors balayé ces accusations. Dans le dossier des RG, qu'il avait pu consulter à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), M. Rebelle dit avoir découvert une coupure de presse du 7 janvier faisant état de son entrée dans l'équipe de Mme Royal et une note du 22 janvier - la dernière en date - relatant son ralliement politique et son départ de l'association écologiste.
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