Le 17 mai, jeudi prochain, c'est confirmé, Nicolas Sarkozy nommera son Premier ministre, au lendemain de la passation de pouvoir. A une semaine de cette annonce, le président élu, fraîchement rentré de ses courtes vacances (lire notre article), consulte donc à tout-va. Jeudi matin, il s'est entretenu à huis clos à l'Assemblée nationale avec les parlementaires UMP qu'il n'avait pas vus depuis son élection. En plus d'être restreint (15 ministres) et paritaire (certainement 7 femmes et 8 hommes), le gouvernement sera "ouvert", leur a-t-il dit, y compris au centre et à gauche. Car "la fidélité, c'est pour les sentiments, l'efficacité pour le gouvernement", et "la fidélité" ne sera "pas le seul critère" pour être nommé ministre. Voir les réactions d'Eric Raoult et Bernard Accoyer.
Venant confirmer cette ouverture au PS, des sources proches ont indiqué que Nicolas Sarkozy aurait contacté dès mercredi soir l'ancien ministre PS des Affaires étrangères de Lionel Jospin, Hubert Védrine, pour lui proposer d'entrer au gouvernement. Une information qu'Hubert Védrine s'est refusé à commenter. Selon Le Parisien toutefois, Védrine "aurait réservé sa réponse". Une source proche affirme qu'il va refuser. En attendant, l'ex-PS rallié à Sarkozy, Eric Besson, travaille toujours aux relations avec les élus socialistes.
Morin, Robien et Santini reçus
Quant au centre, outre les quelque 22 députés UDF sur 29 à ce jour officiellement ralliés à Nicolas Sarkozy, le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, a été reçu jeudi matin, alors même que François Bayrou donnait sa conférence de presse annonçant son nouveau parti (lire notre article). Etaient également présents rue Saint-Dominique : le ministre de l'Education, Gilles de Robien, et le député centriste rallié André Santini (voir son interview).
Hervé Morin a assuré qu'aucun portefeuille ministériel ne lui avait été proposé. Selon le député UDF, Nicolas Sarkozy ne souhaite pas "l'absorption du pôle centriste par l'UMP", mais une "majorité de rassemblement" et veut que la question des circonscriptions sera réglée au cas par cas.
Sarkozy rencontre Blair vendredi
Auparavant Nicolas Sarkozy avait reçu à la chaîne les principaux ténors de l'UMP : François Fillon, favori pour Matignon, Jean-Claude Gaudin, Claude Guéant, Patrick Devedjian, Michèle Alliot-Marie, François Baroin, Brice Hortefeux, Pierre Méhaignerie, Eric Woerth, Pierre Méhaignerie, Christine Boutin, Rachida Dati, Laurent Wauquier, Luc Chatel, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Gérard Longuet et Roselyne Bachelot.
Autres rendez-vous au calendrier du futur président : les rencontres diplomatiques. Avant même la passation de pouvoir, dès vendredi, Nicolas Sarkozy doit s'entretenir avec le Premier ministre Tony Blair, en déplacement à Paris. Une rencontre est en outre prévue à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel la semaine prochaine. Entre temps, la passation de pouvoir devrait avoir eu lieu. Elle se fera le 16 mai, tandis que ce jeudi déjà Nicolas Sarkozy a été officiellement proclamé président de la République par le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré
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