Il s'agit de la première audition du juge, qui fait partie de l'instruction de ce dossier.Le ministre de la Justice Pascal Clément avait annoncé le 2 février dernier sa décision de renvoyer le juge devant le Conseil supérieur de la Magistrature, ce que Renaud Van Ruymbeke avait alors jugé comme "une décision politique". Renaud Van Ruymbeke avait précisé à cette date que cette "décision sans surprise" était une conséquence des attaques de Nicolas Sarkozy contre lui dans le dossier Clearstream.Nicolas Sarkozy avait notamment expliqué le 19 octobre sur TF1 avoir été à tort mis en cause dans l'affaire Clearstream "sur la base du mensonge d'un corbeau qui s'était allié avec un juge". Renaud Van Ruymbeke est renvoyé devant le CSM pour avoir notamment accepté de rencontrer hors procédure Jean-Louis Gergorin, ancien dirigeant d'EADS et corbeau présumé de l'affaire Clearstream."Je suis lynché depuis deux jours dans des conditions que je juge tout à fait scandaleuses", a déploré le magistrat. "Des extraits d'un rapport (de l'Inspection des services judiciaires, ISJ) que je ne connais pas et dont je n'ai toujours pas connaissance circulent dans la presse, présentés de façon tendancieuses".M. Van Ruymbeke avait rappelé en février l'existence du rapport du premier président de la cour d'appel de Paris "qui a conclu dès le 17 mai 2006 qu'il n'y avait rien à (lui) reprocher, qu'il n'y avait pas matière à saisir le CSM, qu'il n'y avait pas de faute". "Ce rapport a été adressé au garde des Sceaux (Pascal Clément) le 17 mai 2006, il n'en a jamais fait état", a-t-il souligné."Aujourd'hui, on nous sort un deuxième rapport qui est fait, non pas par un magistrat indépendant, mais par un inspecteur général qui est directement rattaché au Garde des Sceaux. C'est un magistrat qui ne présente pas les garanties d'indépendance que présente le premier président de la cour d'appel", a souligné M. Van Ruymbeke.L'affaire Clearstream porte sur une manipulation menée avec des faux listings de comptes bancaires de la société luxembourgeoise du même nom, qui semblaient compromettre des centaines de personnes dont Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement, Alain Madelin et Dominique Strauss-Kahn. Un corbeau les accusait d'avoir touché des pots-de-vin dans la vente de frégates à Taiwan en 1991
Renaud Van Ruymbeke avait précisé à cette date que cette "décision sans surprise" était une conséquence des attaques de Nicolas Sarkozy contre lui dans le dossier Clearstream.Nicolas Sarkozy avait notamment expliqué le 19 octobre sur TF1 avoir été à tort mis en cause dans l'affaire Clearstream "sur la base du mensonge d'un corbeau qui s'était allié avec un juge". Renaud Van Ruymbeke est renvoyé devant le CSM pour avoir notamment accepté de rencontrer hors procédure Jean-Louis Gergorin, ancien dirigeant d'EADS et corbeau présumé de l'affaire Clearstream."Je suis lynché depuis deux jours dans des conditions que je juge tout à fait scandaleuses", a déploré le magistrat. "Des extraits d'un rapport (de l'Inspection des services judiciaires, ISJ) que je ne connais pas et dont je n'ai toujours pas connaissance circulent dans la presse, présentés de façon tendancieuses".M. Van Ruymbeke avait rappelé en février l'existence du rapport du premier président de la cour d'appel de Paris "qui a conclu dès le 17 mai 2006 qu'il n'y avait rien à (lui) reprocher, qu'il n'y avait pas matière à saisir le CSM, qu'il n'y avait pas de faute". "Ce rapport a été adressé au garde des Sceaux (Pascal Clément) le 17 mai 2006, il n'en a jamais fait état", a-t-il souligné."Aujourd'hui, on nous sort un deuxième rapport qui est fait, non pas par un magistrat indépendant, mais par un inspecteur général qui est directement rattaché au Garde des Sceaux. C'est un magistrat qui ne présente pas les garanties d'indépendance que présente le premier président de la cour d'appel", a souligné M. Van Ruymbeke.L'affaire Clearstream porte sur une manipulation menée avec des faux listings de comptes bancaires de la société luxembourgeoise du même nom, qui semblaient compromettre des centaines de personnes dont Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement, Alain Madelin et Dominique Strauss-Kahn. Un corbeau les accusait d'avoir touché des pots-de-vin dans la vente de frégates à Taiwan en 1991
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