Ils protestent contre le montant d'une prime de participation s'élevant en moyenne à 2,88 euros contre contre 1.200 à 1.800 euros l'an dernier.Les grévistes mettent en parallèle la faiblesse de leur prime à la somme perçue par l'ancien PDG Noël Forgeard, 8,5 millions d'euros. Les syndicats soutiennent l'action des salariés même s'ils n'en sont pas à l'origine, a précisé un responsable CFDT à Saint-Nazaire. Ils ont appelé à la poursuite de la grève vendredi après-midi, puis dès mercredi matin, après le pont du 1er mai. Les salariés de Saint-Nazaire ont affirmé vendredi avoir bloqué les deux sites en réunissant plus de 1.000 salariés en colère contre l'absence de prime d'intéressement et de participation cette année."Ce n'est parti d'aucun syndicat. Ca vient d'un ras-le-bol des salariés eux-mêmes", a expliqué un ouvrier sous couvert d'anonymat. Les salariés grévistes avaient quitté les abords de l'usine en début d'après-midi, mais le mouvement se poursuivait, a-t-on indiqué de source syndicale. "Il y a eu une sortie spontanée" et un blocage des entrées de l'usine de Saint-Nazaire-ville, a confirmé la direction locale d'Airbus qui a reçu vendredi matin une délégation de salariés. Selon la direction d'Airbus France, environ 400 personnes ont débrayé à Saint-Nazaire pendant une heure vendredi matin. Les deux sites de la ville portuaire emploient environ 2.400 personnes. Le mouvement s'est rapidement étendu à Nantes, où 300 des quelque 1.900 salariés ont spontanément arrêté le travail, a-t-on précisé de même source. La grève se poursuivait également vendredi après-midi sur le site nantais, après une rencontre entre l'intersyndicale et la direction. "Les salariés réclament une prime exceptionnelle. Pour obtenir satisfaction nous appelons à un blocage total de l'usine dès mercredi matin", a indiqué Joseph Fleury du syndicat FO à Nantes. Les autres sites d'Airbus en France n'ont pas été touchés. Mais, sur le site de Méaulte (Somme), "la tension existe... il y a un vrai ras-le-bol", a expliqué à l'AFP Dany Devaux syndicaliste FO. "C'est une année record en termes de livraisons. On s'investit beaucoup. On nous demande de faire des heures supplémentaires le samedi alors que toutes les embauches sont fermées et les contrats d'intérimaires ne sont pas renouvelés", a expliqué à l'AFP un ouvrier non syndiqué de Saint-Nazaire. "On voulait aussi être solidaires du mouvement à Toulouse". Plusieurs centaines d'employés d'Airbus avaient débrayé jeudi à Toulouse pour protester contre le montant de la prime d'intéressement annuelle annoncée mardi par la direction.Selon le syndicat majoritaire Force ouvrière, les 150 salariés de l'usine de Saint-Eloi à Toulouse ont été rejoints par plus de 120 employés des chaînes d'assemblage des A330 et A340 à Colomiers.
Les syndicats soutiennent l'action des salariés même s'ils n'en sont pas à l'origine, a précisé un responsable CFDT à Saint-Nazaire. Ils ont appelé à la poursuite de la grève vendredi après-midi, puis dès mercredi matin, après le pont du 1er mai. Les salariés de Saint-Nazaire ont affirmé vendredi avoir bloqué les deux sites en réunissant plus de 1.000 salariés en colère contre l'absence de prime d'intéressement et de participation cette année."Ce n'est parti d'aucun syndicat. Ca vient d'un ras-le-bol des salariés eux-mêmes", a expliqué un ouvrier sous couvert d'anonymat. Les salariés grévistes avaient quitté les abords de l'usine en début d'après-midi, mais le mouvement se poursuivait, a-t-on indiqué de source syndicale. "Il y a eu une sortie spontanée" et un blocage des entrées de l'usine de Saint-Nazaire-ville, a confirmé la direction locale d'Airbus qui a reçu vendredi matin une délégation de salariés. Selon la direction d'Airbus France, environ 400 personnes ont débrayé à Saint-Nazaire pendant une heure vendredi matin. Les deux sites de la ville portuaire emploient environ 2.400 personnes. Le mouvement s'est rapidement étendu à Nantes, où 300 des quelque 1.900 salariés ont spontanément arrêté le travail, a-t-on précisé de même source. La grève se poursuivait également vendredi après-midi sur le site nantais, après une rencontre entre l'intersyndicale et la direction. "Les salariés réclament une prime exceptionnelle. Pour obtenir satisfaction nous appelons à un blocage total de l'usine dès mercredi matin", a indiqué Joseph Fleury du syndicat FO à Nantes. Les autres sites d'Airbus en France n'ont pas été touchés. Mais, sur le site de Méaulte (Somme), "la tension existe... il y a un vrai ras-le-bol", a expliqué à l'AFP Dany Devaux syndicaliste FO. "C'est une année record en termes de livraisons. On s'investit beaucoup. On nous demande de faire des heures supplémentaires le samedi alors que toutes les embauches sont fermées et les contrats d'intérimaires ne sont pas renouvelés", a expliqué à l'AFP un ouvrier non syndiqué de Saint-Nazaire. "On voulait aussi être solidaires du mouvement à Toulouse". Plusieurs centaines d'employés d'Airbus avaient débrayé jeudi à Toulouse pour protester contre le montant de la prime d'intéressement annuelle annoncée mardi par la direction.Selon le syndicat majoritaire Force ouvrière, les 150 salariés de l'usine de Saint-Eloi à Toulouse ont été rejoints par plus de 120 employés des chaînes d'assemblage des A330 et A340 à Colomiers.
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