Jean-Baptiste Legrand, le président de l'association Les Enfants de Don Quichotte, qui avait lancé cette action pour mobiliser l'opinion sur le sort des sans-logis, a annoncé la fin du campement vendredi.Le campement ne permettait "plus aucune avancée importante avant les élections", estime l'association dans un communiqué. "Aujourd'hui, quelques tentes ont été reposées sur le canal, quai de Valmy", que "nous ne cautionnons pas puisque nous pensons qu'un gouvernement qui fait ses cartons ne peut prendre de décisions importantes", ajoute le communiqué."Certes tout n'a pas été réglé, des milliers de sans-abris continuent à dormir dans nos rues dans des conditions indignes. (...) Le pas qui a été franchi cet hiver est cependant un pas majeur dans l'accueil des SDF, et la loi sur le droit au logement opposable permet d'espérer un avenir meilleur", poursuit le communiqué.Quelques tentes demeurentDeux camps d'une douzaine de tentes chacun, abritant des irréductibles non rattachés à l'association, étaient toujours sur place vendredi soir, selon l'AFP."Le canal Saint-Martin n'appartient pas à la famille Legrand", a déclaré Pascal Goussard, un militant associatif qui avait répondu, fin décembre, à l'appel à la solidarité des Don Quichotte et dit parler aujourd'hui "au nom du dernier groupe de résistants"."On refuse de lever le camp, explique Pascal Goussard, parce que l'on juge que les résultats obtenus sont dérisoires", a-t-il expliqué.Selon lui, "sur les 280 sans-abris recensés, poursuit-il, on n'a finalement eu que 15 relogements définitifs, 48 hébergements dans des structures d'accueil, sans compter les 94 qui ont accepté d'aller au Fort de Nogent où ils ne pourront pas rester".Les Enfants de Don Quichotte s'étaient installés mi-décembre avec plusieurs centaines de tentes le long du canal Saint-Martin. La forte médiatisation du mouvement avait entraîné l'ouverture de 27.100 places pour les SDF et le vote d'une loi sur le droit au logement opposable.Le mouvement avait gagné de nombreuses villes de province
"Aujourd'hui, quelques tentes ont été reposées sur le canal, quai de Valmy", que "nous ne cautionnons pas puisque nous pensons qu'un gouvernement qui fait ses cartons ne peut prendre de décisions importantes", ajoute le communiqué."Certes tout n'a pas été réglé, des milliers de sans-abris continuent à dormir dans nos rues dans des conditions indignes. (...) Le pas qui a été franchi cet hiver est cependant un pas majeur dans l'accueil des SDF, et la loi sur le droit au logement opposable permet d'espérer un avenir meilleur", poursuit le communiqué.Quelques tentes demeurentDeux camps d'une douzaine de tentes chacun, abritant des irréductibles non rattachés à l'association, étaient toujours sur place vendredi soir, selon l'AFP."Le canal Saint-Martin n'appartient pas à la famille Legrand", a déclaré Pascal Goussard, un militant associatif qui avait répondu, fin décembre, à l'appel à la solidarité des Don Quichotte et dit parler aujourd'hui "au nom du dernier groupe de résistants"."On refuse de lever le camp, explique Pascal Goussard, parce que l'on juge que les résultats obtenus sont dérisoires", a-t-il expliqué.Selon lui, "sur les 280 sans-abris recensés, poursuit-il, on n'a finalement eu que 15 relogements définitifs, 48 hébergements dans des structures d'accueil, sans compter les 94 qui ont accepté d'aller au Fort de Nogent où ils ne pourront pas rester".Les Enfants de Don Quichotte s'étaient installés mi-décembre avec plusieurs centaines de tentes le long du canal Saint-Martin. La forte médiatisation du mouvement avait entraîné l'ouverture de 27.100 places pour les SDF et le vote d'une loi sur le droit au logement opposable.Le mouvement avait gagné de nombreuses villes de province
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