"Concernant l'arrestation, je tiens à dire qu'elle eût pu intervenir dès 2006 et que la date choisie par le ministre n'est en aucun cas une coïncidence, contrairement à ses dires", écrit-elle."Que le ministre ait attendu durant des mois l'échéance des élections , afin d'en tirer un bénéfice personnel, est un fait avéré", ajoute l'écrivain. Arrêté dimanche au Brésil, Cesare Battisti, 52 ans, avait pris la fuite en 2004 alors qu'il risquait d'être expulsé de France vers l'Italie, où il a été condamné en 1993 à la réclusion à perpétuité pour sa participation à quatre meurtres durant les "années de plomb". Fred Vargas affirme par ailleurs que, contrairement à la version de la police brésilienne, la Française Lucie Abadia, arrêtée puis relachée dimanche à Rio, "n'a pas été arrêtée alors qu'elle rencontrait Battisti et lui donnait de l'argent". "Elle était seule au moment de son arrestation et ne rencontra pas Battisti. Les preuves de la réalité de ces faits sont inscrites dans les procès-verbaux de la police brésilienne", écrit-elle. Fred Vargas avait pris en 2004 la tête du mouvement de soutien à Battisti, devenu lui-même auteur de romans policiers. Elle souligne dans son texte que son implication "n'a strictement rien à voir avec une quelconque 'indulgence pour la lutte armée de l'extrême gauche'" et qu'elle "n'a jamais eu la moindre inclination pour la violence de quelque bord que ce soit". "Mon unique combat est de faire en sorte que soit respectée la loi fondamentale des grandes démocraties, selon laquelle aucun homme ne peut être emprisonné sans avoir eu le droit - et l'obligation - de s'exprimer en personne devant ses juges. Un droit dont Battisti n'a jamais bénéficié et qu'il demandait à l'Italie depuis la France avant son extradition", écrit-elle
Arrêté dimanche au Brésil, Cesare Battisti, 52 ans, avait pris la fuite en 2004 alors qu'il risquait d'être expulsé de France vers l'Italie, où il a été condamné en 1993 à la réclusion à perpétuité pour sa participation à quatre meurtres durant les "années de plomb". Fred Vargas affirme par ailleurs que, contrairement à la version de la police brésilienne, la Française Lucie Abadia, arrêtée puis relachée dimanche à Rio, "n'a pas été arrêtée alors qu'elle rencontrait Battisti et lui donnait de l'argent". "Elle était seule au moment de son arrestation et ne rencontra pas Battisti. Les preuves de la réalité de ces faits sont inscrites dans les procès-verbaux de la police brésilienne", écrit-elle. Fred Vargas avait pris en 2004 la tête du mouvement de soutien à Battisti, devenu lui-même auteur de romans policiers. Elle souligne dans son texte que son implication "n'a strictement rien à voir avec une quelconque 'indulgence pour la lutte armée de l'extrême gauche'" et qu'elle "n'a jamais eu la moindre inclination pour la violence de quelque bord que ce soit". "Mon unique combat est de faire en sorte que soit respectée la loi fondamentale des grandes démocraties, selon laquelle aucun homme ne peut être emprisonné sans avoir eu le droit - et l'obligation - de s'exprimer en personne devant ses juges. Un droit dont Battisti n'a jamais bénéficié et qu'il demandait à l'Italie depuis la France avant son extradition", écrit-elle
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