L'adolescent français de 17 ans blessé lundi en Arabie saoudite est mort mardi à l'hôpital de Médine Son décès porte à quatre le nombre de morts dans l'attaque d'un groupe de Français dans le désert saoudien: un enseignant et deux salariés de Schneider qui vivaient à Riyad étaient morts sur le coup.
Lors d'un voyage avec leurs familles vers le site nabatéen de Medain Saleh (nord-ouest), ils ont été mitraillés alors qu'ils pique-niquaient.
Le jeune blessé avait été hospitalisé à l'hôpital du roi Fahd de Médine, dans un état considéré comme "critique" par le directeur, le Dr Moutawakkel Faleh Hajjaj. Après avoir perdu beaucoup de sang, il avait subi une longue opération pour l'extraction d'une balle logée dans son poumon gauche, a indiqué le directeur.
Cinq femmes et enfants, qui faisaient partie du même groupe de Français, sont indemnes. Cette attaque est la première visant des ressortissants occidentaux depuis plus de deux ans dans ce pays confronté à une offensive terroriste de la branche locale d'Al-Qaïda. Elle n'a pas été revendiquée.
L'un des Français décédés était un enseignant dans un lycée de Ryad et les deux autres des salariés expatriés du groupe de matériel électrique français Schneider Electric, selon les autorités françaises et la société concernée. Ils étaient partis visiter avec leurs familles le site archéologique de Madaen Saleh.
Les "trois familles déjeunaient au moment" de l'attaque, a déclaré le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy,. Aucune menace n'avait été signalée.
L'attaque a eu lieu au bord d'une route à environ 50 km au nord de Médine. Les assaillants, masqués, sont descendus d'une Jeep et ont ouvert le feu sur les hommes du groupe, épargnant les femmes et les enfants, selon le récit d'un des rescapés, rapporté par le médecin du consulat de France à Djeddah, Khaldoun Mounla.
Il s'agit du premier attentat meurtrier contre des étrangers depuis la mort, le 26 septembre 2004 à Djeddah (ouest), d'un Français qui travaillait pour le groupe français d'électronique Thales, Laurent Barbot.
Les attentats de 2003 et 2004 avaient suscité la peur au sein de la communauté étrangère vivant dans ce pays, dont l'apport à l'économie saoudienne est crucial, mais les autorités saoudiennes avaient ensuite infligé des coups aux activistes islamistes, avec pour résultat une chute spectaculaire du nombre des attaques.
Toutefois, les experts ont toujours été unanimes à souligner que la menace terroriste n'avait pas disparu dans le royaume, premier producteur mondial de pétrole et principal allié arabe des Etats-Unis dans la région. |