Le fondateur des enfants de Don Quichotte ne se sent pas responsable de la situation actuelle sur le canal Saint Martin Questionné sur la radicalisation du campement des sans-abris du canal Saint Martin, Augustin Legrand a déclaré au Parisien: "Je ne suis pas l'abbé Pierre. L'Etat ne doit pas se défausser sur la famille Legrand".
Samedi 120 tentes étaient lignées quai de Jemmapes et de Valmy et les relations avec le voisinage deviennent de plus en plus tendues.
Le fondateur de l'association a déclaré "Ma mission, en lançant l'opération, il y a deux mois, c'était d'aider les sans-abri à témoigner, à sensibiliser l'opinion publique. Moi, j'ai juste dénoncé un état de fait. Depuis le 8 janvier, depuis que le gouvernement s'est engagé à trouver une solution à chacun des campeurs, c'est à l'Etat de prendre ses responsabilités".
Pour apaiser les tensions, selon lui, l'Etat "doit immédiatement mandater sur le terrain des travailleurs sociaux. Je l'ai dit à Borloo: Pourquoi tu n'envoies pas 5 ou 6 mecs pour encadrer le campement ? Sans cette présence, c'est normal si ça part à vau-l'eau".
Selon Le Parisien, il règne aujourd'hui une certaine anarchie dans le campement. La violence est latente, la drogue du pauvre (le crack) commence à circuler, l'alcool fait davantage de ravages. Epuisés physiquement, relôgés, les forces vives des Don Quichotte qui assuraient la surveillance et le maintien de l'ordre sont désormais en retrait. Afin d'éviter les débordements la mairie de Paris a envoyer des vigile. Tous les jours de nouveaux venus viennent occuper les tentes laissées vides.
Selon un riverain: "jusqu'a 2 ou 3 heures du matin, ça braille dans la rue. Il y a des embrouilles... et puis la moitié des tentes sont vides. Ca amène toute une population de toxicos ou des zonards". |