
L'hommage du public au Val de Grâce reprend jeudi de 10h00 à 17h00. Le cercueil du fondateur des communautés d'Emmaüs, décédé lundi à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, a été placé au pied de l'autel et des livres de condoléances installés dans l'église.
Ses obsèques, vendredi à Notre-Dame-de-Paris en présence de Jacques Chirac, seront l"occasion d'un hommage national. Il sera inhumé en Seine-Maritime, à Esteville.
L'abbé Pierre avait été admis le 14 janvier au Val-de-Grâce où il était soigné pour une infection pulmonaire. L'abbé Pierre, qui faisait fréquemment des contrôles de santé en raison de son grand âge, devait juste faire un bilan au Val-de-Grâce. Mais son admission avait été avancée du fait d'une "petite infection", qui a dégénéré.
Engagé dès son plus jeune âge aux côtés des plus pauvres, l'abbé Pierre, ancien résistant, s'était rendu célèbre dès 1954 avec son célèbre appel radiophonique en faveur des mal logés.
Il avait fondé en 1953 la communauté Emmaüs.
Il était arrivé 17 fois en tête du sondage Ifop/Journal du Dimanche sur le Top des 50 personnalités préférées des Français entre 1989 et 2003. Il avait demandé en 2004 de ne plus figurer dans ce sondage, pour que "des plus jeunes occupent cette première place".
L'abbé Pierre parlait souvent de la mort, ces dernières années, qu'il disait appeler de ses voeux: "La mort (...) j'en ai envie. Toute ma vie, j'ai souhaité mourir", disait-il, affirmant que, pour lui, c'était "comme sortir de l'ombre pour entrer dans la lumière". |