Plus de 500 personnes sont portées disparues samedi suite au naufrage d'un ferry au large de l'île de Java
Le navire "Commandant de l'archipel", assurant la liaison entre Kumai (partie indonésienne de Bornéo) et Semarang (centre de Java) a chaviré dans la nuit de vendredi à samedi.
Très peu de gens des quelque 540 personnes qui se trouvaient à bord ont jusqu'à présent été secourus, selon les autorités maritimes indonésiennes, du fait du mauvais temps.
Les opérations de recherches avaient dû être interrompues samedi en raison du gros temps et de la houle. Deux canots de sauvetage ont été localisés, dont l'un était vide.
Les naufrages sont fréquents en Indonésie, immense archipel d'environ 18.000 îles et îlots situé de part et d'autres de l'équateur.
Il n'est pas rare que les listes de passagers sous-estiment le nombre réel de personnes embarquées. Les surcharges sont également fréquentes, du fait du laxisme des fonctionnaires et de la police.
Dans ce cas, selon un responsable portuaire, la liste des passagers mentionnait 545 personnes, sans l'équipage. Le navire devait arriver à Semarang vendredi soir.
Un autre ferry avait chaviré jeudi entre les îles indonésiennes de Sumatra et de Bangka, faisant au moins un mort et 23 disparus.
Ce nouvel accident est susceptible de relancer la polémique sur la mauvaise qualité générale des infrastructures de transport en Indonésie - routes, chemins de fer, secteur aérien et navigation maritime - qui souffrent de sous-investissement et d'équipements vieillissants.
La question de l'organisation des secours se retrouve également posée. Des récentes catastrophes ont montré que l'Indonésie enregistrait de nombreuses carences en la matière, avec par exemple un nombre trop faible d'hélicoptères.
Les secours en Indonésie sont par ailleurs actuellement impliqués dans une vaste opération humanitaire en faveur de centaines de milliers de sinistrés victimes d'inondations meurtrières dans le nord de l'île de Sumatra. |