Un "nouveau bivouac" des quatre alpinistes français portés disparus au Népal a été retrouvé lundi matin
Cette découverte a été faite au pied d'une zone "qui a été balayée par une avalanche massive", a annoncé le quai d'Orsay.
Pour le moment, les recherches sont interrompues "compte tenu des mauvaises conditions météorologiques" qui les rendent "très dangereuses".
Originaires de Grenoble, Jean-Baptiste Moreau, Raphaël Perrissin, Vincent Villedieu et Stefan Cieslar, quatre alpinistes chevronnés âgés de 28 à 36 ans, étaient partis le 12 octobre pour tenter l'ascension du mont Paldor (5896 mètres), à 70 km au nord de Katmandou. Une tente et du matériel avaient déjà été localisés vendredi par une expédition de sauvetage terrestre sur un camp de base au pied du versant nord du Paldor.
Une expédition lancée jeudi au Népal avait "permis de retrouver la tente" des quatre hommes. Outre deux des compagnes des alpinistes, Stefania Paolik et Carole Toigo, l'équipe de recherches compte des guides de haute-montagne français et népalais qui ont refait une partie de l'itinéraire emprunté par les alpinistes.
A cette première mission de secours, à pied d'oeuvre depuis jeudi, sont joints les familles des ascensionnistes arrivées dimanche à Katmandou. Par ailleurs, six instructeurs de l'Ecole militaire de haute montagne (EMHM) se sont envolés lundi pour le Népal depuis la base d'Istres (sud de la France). L'envoi de cette équipe spécialisée avait été annoncée samedi par le ministère français de la Défense.
Découverte du carnet de bord des alpinistes, les proches veulent encore y croire Jean-Baptiste Moreau, Raphaël Perrissin, Vincent Villedieu et Stefan Cieslar ont été vus vivants par des villageois pour la dernière fois le 13 octobre.
Les proches, eux, veulent encore y croire, même si ils évoquent, comme Nicolas Gros, beau-frère de Stefan Cieslar, des chances "très infimes" de les retrouver. "Dans l'une des tentes, ils ont trouvé un journal de bord indiquant qu'ils étaient partis le 24 octobre à l'assaut de la face nord", a indiqué un membre de la mission de recherches. Leur journal fait également état de conditions météorologiques défavorables et d'une très courte fenêtre pour tenter l'assaut final.
L'agence de trekking qui leur a obtenu le permis d'escalade a confirmé que les quatre hommes étaient des "professionnels" et que le temps était clément au moment de leur départ.
Le Népal accueille chaque année des milliers de randonneurs et d'alpinistes, attirés par les plus hauts sommets du monde, dont l'Everest à 8848 mètres. Des accidents surviennent régulièrement à cause d'avalanches, d'intempéries ou de malaises.
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