Des bus brûlés à Nanterre et Bagnolet
Deux bus ont été brûlés mercredi soir à Nanterre et Bagnolet par des groupes gagoulés
A Nanterre, une dizaine de personnes cagoulées ont incendié un autobus de la ligne 258 qui relie La Défense à Nanterre. Les dix passagers à bord ont pu sortir à temps et il n'y a eu aucun blessé.
A Bagnolet, un groupe cagoulé, dont certains avaient des armes de poing, a volé puis brûlé bus après avoir fait descendre les passagers et le chauffeur.
La RATP envisage des mesures de déviation "éventuelles" de certaines lignes de bus passant par des quartiers sensibles en région parisienne.
Rappel des derniers incidents A Nanterre, une dizaine de personnes cagoulées sont montées dans le bus de la ligne 258, ont répandu un liquide inflammable et y ont mis le feu avant de prendre la fuite. "Il y avait à bord moins de dix passagers, qui n'ont eu que le temps de sortir. Heureusement qu'il n'y avait pas de personne handicapée dans le bus, cela aurait pu mal finir. L'un des passagers a dû casser une vitre pour s'échapper du bus", a-t-on expliqué à la préfecture.
A Bagnolet, une dizaine d'hommes cagoulés, dont cinq avaient des armes de poing, ont attaqué le bus de la ligne 122. Vers 1h du matin, ils sont montés à bord, ont menacé les passagers et le chauffeur avec leurs armes et les ont fait descendre, a indiqué un porte-parole de la RATP. Un des agresseurs a placé son arme sur la tempe du chauffeur, qui a été "très choqué", selon une source policière. Ils ont ensuite conduit le bus sur une courte distance, puis y ont mis le feu. Il n'y a pas eu de blessés.
Les chauffeurs se sont mis en grève sur la ligne 122, où le trafic est totalement interrompu. Le trafic est aussi perturbé sur la ligne 318 (Château de Vincennes - Romainville).
A Athis-Mons (Essonne), trois personnes, le visage à demi-dissimulé par des capuches, sont montées dans un bus, ont fait descendre les passagers et ont jeté un cocktail molotov dans un bus avant de prendre la fuite. Le chauffeur a réussi à éteindre le feu.
Le trafic des bus reprend dans l'Essonne Les bus ont recommencé à circuler jeudi sur les 17 lignes où il avait été interrompu mercredi soir en raison de "petits incidents". Des voitures avaient été caillassées dans la soirée.
Le service se terminera toutefois le soir avant la tombée de la nuit et contournera certains quartiers, comme l'an dernier, au moment des violences qui avaient eu lieu en banlieue, a indiqué le président des Transports intercommunaux essonniens (TICE), Stéphane Beaudet.
Les conducteurs du réseau TICE s'étaient mis en grève lundi à la suite de l'incendie d'un bus dimanche dans le quartier de la Grande-Borne à Grigny, pour lequel deux jeunes de 13 et 18 ans ont été mis en examen mardi soir.
La CGT dénonce le "black-out" La CGT-Bus a exprimé "l'inquiétude" des conducteurs après les agressions en banlieue et dénoncé le "black-out" proposé par la direction de la RATP. Celle-ci envisage de "cesser totalement l'offre de transport le soir" dans certains quartiers, "bien au-delà des zones liées aux agressions de cette nuit", a déclaré jeudi sur Europe 1 le responsable de la CGT-Bus, Cyrille Brown. |