La Poste condamnée aux prud'hommes
Le conseil de prud'hommes d'Albi a condamné mercredi La Poste à verser 60.317 euros à une ex-salariée
La plaignante, Christine Cros, 58 ans, avait assigné La Poste pour rupture de contrat, alors que l'entreprise lui avait fait signer un total de 574 CDD en 19 ans.
Les prud'hommes ont requalifiés ces contrats en CDI à temps partiel, et Mme Cros obtenu notamment 22.000 euros au titre du préjudice moral et 13.000 euros de rappel de salaire.
Le reste de la somme (60.317 euros) lui est alloué au titre de l'indemnité conventionnelle de licenciement, d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse ainsi que pour la requalification de ses CDD en CDI à temps partiel depuis 1986.
"Je suis très satisfaite et je souhaite que mon cas puisse servir d'exemple à d'autres agents en situation de précarité pour faire valoir leurs droits", a régi la plaignante.
Selon Thomas Barba, délégué syndical CGT, Mme Cros "a battu le record de France" avec ses 574 CDD. "Depuis plus d'un an, La Poste fait le constat que le coût de l'illégalité est plus cher que la légalité. Elle revient à une politique plus légale", a-t-il indiqué.
Dans le Tarn, une quinzaine de cas de même type sont actuellement en attente d'examen, des négociations entre direction et syndicats étant toujours en cours.
La Poste emploie actuellement 10.000 personnes en CDD en France, selon la direction. |