Réactions politiques et syndicales
- Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, pense que "la démarche du Premier ministre s'inscrit dans une volonté manifeste d'anticiper sur une grogne possible dès cette rentrée (des salariés) sur la question du pouvoir d'achat".
En matière de "prime pour l'emploi, le gouvernement se substitue aux entreprises qui ont la responsabilité de la revalorisation des salaires et cela ne semble pas correspondre aux nécessités de la période", a-t-il expliqué.
Quant au "chèque transport", M. Thibault estime que "les choses restent encore très floues" et a émis des "réserves sur son champ d'application".
- Laurence Parisot, présidente du Medef, réagit, dans les Echos de mardi, à l'annonce de la création d'un "chèque transport". "Quand je vois que, d'un côté, l'assurance-maladie va payer une part de l'assurance des médecins et que, de l'autre, les entreprises pourraient être amenées à prendre en charge la hausse du prix des carburants alors qu'elles la subissent aussi, je trouve que l'on perd tout sens du réel", estime-t-elle.
"Les entreprises paient déjà le versement transport pour financer le développement des transports publics. Cette contribution a augmenté de 120 % en dix ans et a représenté l'an dernier 4,5 milliards d'euros. Il est urgent que les Français sachent que l'énergie bon marché, c'est fini !"
- Le PS, par la voix de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a estimé que les mesures annoncées par Dominique de Villepin ne sont qu'un "saupoudrage", "un rideau de fumée chargé de faire écran à une situation extrêmement dégradée" pour les Français.
Concernant la prime pour l'emploi, "on est loin du compte", a déclaré M. Le Foll, si l'on considère le montant par mois et par salarié. De même, "on a restreint le champ d'application" de l'allocation de rentrée pour les étudiants, qui ne concernera que "80.000 étudiants sur 2,2 millions", a-t-il déclaré, à savoir uniquement les boursiers quittant le domicile parental.
Quant au chèque transport, "il a fallu attendre un an" pour que le gouvernement propose "une véritable usine à gaz, dont on en voit pas comment elle peut être appliquée".
- Denis Baupin, adjoint Vert au maire de Paris chargé des Transports, a estimé que le gouvernement doit faire "encore un effort" sur le chèque transport en l'étendant aux "modes de transport alternatifs" comme le vélo. Il devrait "prendre en compte l'ensemble des modes de transports alternatifs tels que le covoiturage, le vélo ou l'autopartage" (location de voiture sur abonnement), a-t-il déclaré, ces mécanismes devant "inciter à consommer moins de pétrole". |